Une conversation avec une IA d'un côté, un cahier des charges validé de l'autre

22 août 2026 · 5 min de lecture

Par Thomas Cohen, fondateur de Maestro

Le vibe coding expliqué à ceux qui ne coderont jamais

Décrire ce qu'on veut et laisser l'IA coder : le vibe coding a conquis les développeurs en 2025. Pour un non-développeur, il y manque une chose : un endroit où poser ses décisions.

Le vibe coding, terme inventé par Andrej Karpathy en février 2025 et devenu mot de l'année du dictionnaire Collins, consiste à décrire en langage naturel ce qu'on veut et à laisser l'IA écrire le code, en jugeant le résultat à l'usage plutôt qu'en relisant les lignes. Ça marche pour prototyper. Ça déraille dès qu'un produit doit tenir dans le temps, faute de mémoire.

Pourquoi les développeurs en sont fous

Un développeur qui vibe code garde deux filets de sécurité invisibles : il sait lire le code quand quelque chose cloche, et il connaît les pièges classiques (les données qui se perdent, les cas limites, la sécurité). Le vibe coding lui enlève la frappe, pas le jugement. Les articles français qui expliquent la pratique s'adressent presque tous à lui : quel éditeur, quel terminal, quels raccourcis.

Ce qui se passe sans les filets

Pour un non-développeur, la même pratique donne une expérience étrange : les trois premières demandes produisent un petit miracle, puis la quatrième casse ce que la deuxième avait construit. Personne n'a rien fait de mal ; personne n'a rien ÉCRIT non plus. Ce que le produit doit faire n'existe que dans l'historique d'un chat, et une IA à qui l'on demande « ajoute la TVA » ne sait pas qu'il ne faut pas toucher à la remise décidée mardi. Sans spécification, chaque conversation repart de l'ambiance générale. C'est le sens du mot vibe, et c'est sa limite.

La correction : des décisions écrites

Nul besoin d'apprendre à coder : donnez une mémoire au projet. Un brief qui dit pour qui et pourquoi, un cahier des charges qui fixe les règles (la TVA, la remise de mardi), des étapes vérifiées une à une contre ces règles. La méthode de Maestro fait ce travail : les agents écrivent ces documents AVANT le code, vous les validez, et chaque construction se vérifie contre vos décisions écrites plutôt que contre l'ambiance de la conversation. Vous continuez de décrire en français, sans la dérive.

Ce qu'il faut retenir

Le vibe coding a prouvé que décrire suffit à produire du code. Produire un PRODUIT demande davantage : décider, écrire, valider. Si vous voulez voir la différence sur votre propre idée, la beta de Maestro est gratuite, sur invitation : bemaestro.fr.

Retour au journal

Prenez la baguette.

Laissez votre email : vous essaierez Maestro dans les premières vagues.

La beta ouvre par vagues. Les inscrits essaient en premier, et Maestro reste gratuit pendant toute la durée de la beta.

Votre email ne sert qu'à vous prévenir de l'ouverture. Rien d'autre, promis.