Un disque dur externe et un trousseau de clés posés sur le bureau d'un petit local, en fin de journée, sous une lampe en laiton

· 5 min de lecture

Où est stocké le code de mon application IA ? Votre outil veut aussi le garder

En août 2026, Cursor est devenu hébergeur du code qu'il écrit, et a supprimé la dernière étape de préparation avant de lancer un agent. La marche en moins se paie ailleurs : l'endroit où vit votre logiciel cesse d'être un choix neutre.

Où est stocké le code de mon application IA : la réponse dépend de l'outil, et elle vient de bouger. Cursor a ouvert le 17 août 2026 sa propre plateforme d'hébergement, Origin, puis a permis le 27 août de lancer un agent en partant de rien, l'outil créant lui-même l'endroit où le code ira vivre (notes de version de Cursor).

La dernière marche a disparu

Jusqu'ici, même les outils les plus automatisés exigeaient une préparation : ouvrir un compte chez un hébergeur de code, y créer un emplacement vide, le relier à l'outil. Cette étape arrêtait net les porteurs de projet non techniques, qui ne comprenaient ni le vocabulaire ni l'utilité de la manœuvre. La bêta d'Origin est ouverte aux abonnés payants, sauf aux organisations dont l'administrateur la refuse : la valeur par défaut penche du côté de l'hébergeur. Cursor l'a supprimée, et ses notes de version documentent au passage d'autres accélérations du même mois : des agents qui démarrent trois fois plus vite, des sous-agents sur leurs propres machines, une commande dédiée aux objectifs longs. L'outil vise des professionnels, mais la direction vaut pour tout le marché : la friction technique du premier jour est en train de disparaître partout.

Ce que l'éditeur gagne en même temps que vous

Quand l'outil crée l'emplacement, il en devient l'hôte. Votre logiciel naît chez celui qui l'écrit, avec ses intégrations de déploiement déjà branchées. Rien d'illégitime là-dedans, et la sortie reste possible. Mais la question de cette sortie, qui se posait avant de commencer, se pose désormais après : le jour où vous voulez partir, il faut savoir par quelle porte. L'été 2026 a rappelé que la porte compte, avec deux plateformes fermées en quelques semaines et des utilisateurs prévenus d'exporter leur travail dans un délai imposé. Un outil qui héberge votre code concentre deux dépendances au même endroit, l'écriture et la conservation, et c'est cette concentration qui se paie le jour du départ.

Les trois questions à poser avant la première ligne

Première question : localisez la copie que vous contrôlez, celle qui reste chez vous ou sur un compte à votre nom, atteignable sans passer par l'outil. Deuxième question : comptez les clics et les conditions qui vous séparent de cette copie, en notant si le plan gratuit y donne droit. Chez plusieurs constructeurs d'applications mobiles, l'export reste réservé aux comptes payants, et un projet commencé en gratuit se retrouve captif au pire moment. Troisième question : décrivez ce que devient l'application en marche si le compte se ferme, le code d'un côté et les données de vos clients de l'autre, car les deux ne partent pas toujours ensemble. Ces trois réponses tiennent sur un post-it, et elles décident de ce qui vous reste si l'outil disparaît.

Le choix inverse

Maestro prend le parti opposé : votre projet vit sur votre Mac, le code et les documents restent dans un dossier que vous ouvrez sans nous, et l'historique de vos versions se garde sur la même machine. La sauvegarde en ligne existe, elle est facultative, et elle pointe vers votre propre compte GitHub, pas vers un serveur Maestro. Aucun de nos serveurs ne voit vos projets. Ce choix a un coût : la mise en route demande d'installer une application de bureau, là où un onglet de navigateur suffit ailleurs, et vous êtes responsable de vos propres sauvegardes. Nous détaillons ce que la machine garde et ce qui sort dans notre page sur les données. Ce parti pris se défend mal en démonstration et bien au bout de deux ans, quand l'outil qui a écrit votre logiciel change de main, de tarif ou de nom, et que votre travail ne bouge pas d'un octet. Le jour où vous voulez confier la suite à un développeur, vous lui remettez un dossier complet qu'il ouvre chez lui.

Vérifier en dix minutes

Ouvrez l'outil que vous utilisez déjà et cherchez le bouton d'export, sans le déclencher. S'il existe, notez à quel plan il est réservé et ce qu'il produit : un fichier compressé, un envoi vers votre compte d'hébergement, ou une page qui vous demande d'écrire au support. Faites l'export en vrai une fois, tant que le projet est petit, et rangez le résultat où vous rangez vos documents comptables. Un export testé au premier mois vaut mieux qu'une garantie lue dans des conditions d'utilisation. Refaites l'opération deux fois par an, et le jour où l'outil change de propriétaire ou de tarif, vous partirez sans négocier.

Lire le guide complet : créer une application sans coder

Retour au journal

Prenez la baguette.

Laissez votre email : vous essaierez Maestro dans les premières vagues.

La beta est ouverte sur invitation sur macOS 13 et plus. Laissez votre email pour une prochaine vague d'accès. Windows est en préparation.

La beta est actuellement disponible sur macOS 13 ou plus. Votre réponse nous aide à préparer les autres versions.

Votre email ne sert qu'à vous prévenir de l'ouverture. Rien d'autre, promis.